Supervision

C’est une lourde responsabilité car le superviseur se doit d’être une personne d’expérience et à l’aise avec la pratique qu’il supervise, l’EFT en l’occurrence. Outre sa compétence professionnelle il doit disposer d’une authentique capacité à accueillir, à partager autant qu’à transmettre sa propre expérience. Plus encore, comme le souligne Fernande Amblard (1), le superviseur doit « savoir se déprendre de son savoir pour apprendre de son supervisé et du surgissement de l’instant présent ».

Le besoin d’être supervisé pour un thérapeute est unanimement reconnu. Il fait d’ailleurs partie du code de déontologie de notre profession : pour l’IFPEC comme pour le réseau EFT-PRO, le praticien EFT doit se situer dans un système de supervision ou de par un professionnel qualifié. La déontologie est l’ensemble des préceptes moraux appliqués à un groupe de professionnels en gardant à l’esprit qu’« il est plus facile d’enseigner la morale que de la fonder ».

La nécessité d’être supervisé quand on est thérapeute s’appuie sur trois fondamentaux :

  1. Le client et sa protection qui est au cœur de notre déontologie. La locution latine Primum non nocere, d’abord ne pas nuire s’applique bien évidemment aussi au thérapeutes. Le thérapeute peut se retrouver en difficulté à cause de zones d’ombre de sa propre histoire. La thérapie semble alors « tourner en rond ». Le client doit aussi être protégé d’un dérapage toujours possible vers une « toute puissance » du thérapeute.
  2. Le thérapeute supervisé peut lui-même repérer ses impasses et créer de la nouveauté. Il gagnera dans cette supervision aussi bien sur le plan théorique, méthodologique, et continuera de se perfectionner dans sa pratique. Il pourra aussi partager la difficulté inhérente à ce métier exigeant qu’est la thérapie.
  3. La profession de thérapeute énergéticien qui n’est pas encore reconnue par les institutions et relativement peu connue du grand public. Afin de garantir le professionnalisme de notre métier, il est indispensable d’être supervisé. Elle est aussi l’occasion de partager son vécu lors des supervisions groupales avec ses collègues.

Comme la supervision est née avec la psychanalyse dans l’interrogation permanente du transfert et du contre transfert, j’ai choisi Alain Delourme, docteur en psychologie et en philosophie, psychanalyse et auteur de l’ouvrage collectif  « La Supervision » (2) afin de me former à ce difficile exercice qui consiste à superviser ses pairs. Le métier de superviseur est différent de celui d’enseignant ou de thérapeute et il s’apprend. Et comme pour la psychothérapie, la formation à la supervision enrichi le superviseur dans sa spécificité et son originalité d’être.

L’humilité est une condition indispensable pour être superviseur et je m’efforce de mettre en place une relation égalitaire, asymétrique et collaborative. La relation s’inscrit dans l’égalité ontologique car le superviseur et le supervisé ont intrinsèquement la même valeur humaine. Elle est asymétrique car le supervisé rémunère son superviseur (90 euros de l’heure en ce qui me concerne). Elle est collaborative car nous effectuons un travail ensemble, en construisant une relation d’aide et de soutien et chacun y participe.

Pour en savoir plus sur la supervision et la nécessité d’être supervisé pour un thérapeute, je vous conseille la lecture des deux ouvrages référencés ci-dessous.

  1. Amblard Fernande, « Éditorial », Gestalt 1/2009 (n° 35) , p. 3-7  (URL : www.cairn.info/revue-gestalt-2009-1-page-3.htm.)
  2. Alain Delourme, Edmond Marc et al., La Supervision en psychanalyse et en psychothérapie, Paris, Dunod, 2007.

 

Pour réserver une supervision de groupe contactez l’IFPEC, Anne-Marie au 04 74 56 32 45 ou 07 87 00 98 35.

Pour un supervision individuelle en face à face ou sur skype, vous pouvez réserver un créneau disponible comme pour une consultation thérapeutique en vous rendant sur mon agenda en ligne : cliquez ici.